Se faire violence à soi-même

Vivre sa vie en suivant la vague, toujours plus forte pour aller toujours plus loin. Et quand la vague ne suffit plus, en chercher une autre à surfer. Mais un jour, on est forcé de s’arrêter de regarder ailleurs qu’autour de soi. Il faut regarder à l’intérieur. Il y a parfois là son âme qui crie à l’aide : il faut bien faire quelque chose pour elle!

Chercher des réponses un peu partout, essayer toutes sortes de thérapie, participer à toutes sortes d’ateliers, lire toutes sortes de théories… Toujours chercher la réponse à l’extérieur de soi. Bien sûr. C’est un grand classique.

Mais le jour où l’on commence à s’écouter, on commence à ouvrir les yeux et à expérimenter quelque chose de bouleversant : la compassion envers soi-même. Loin de l’apitoiement et en contrepartie de la honte, on trouve l’antonyme du jugement. Comme une mère prend soin de son enfant. Quel soulagement!

On s’exerce à sentir et à entendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, à être à l’écoute de ses sentis. Cadeau inestimable s’il en est. Il y a des choses pour lesquelles on peut passer 10 ans en thérapie pour essayer de comprendre… et pour lesquelles on peut simplement apprendre à s’accepter tel que l’on est et apprendre à vivre avec.

Un jour, on se trouve confronté au « pire de soi-même » et on réalise qu’on n’aime pas ce que l’on devient et qu’on veut changer notre trajectoire. Et lorsque le changement s’amorce véritablement, c’est au moment où l’on se choisit soi-même. On finit par comprendre que si l’on en est venu à se faire violence à soi-même au point où l’on ne se reconnaît plus, il est grand temps de débarquer du train.

Si tu penses aimer quelqu’un ou quelque chose un jour, mais que tu te rends compte que tu te fais du mal à aimer cette personne ou cette chose, continue de l’aimer si tu veux, mais rends-toi service et aimes-toi assez pour te choisir TOI, pour respecter tes limites, pour prioriser ton bien-être et pour foutre le camp s’il le faut.

On réalise que, où que l’on aille, la seule certitude, la seule vérité qui vaille, c’est le senti que l’on porte à l’intérieur de soi. La vérité ultime est celle que l’on ressent dans tout son corps, son coeur, sa tête et son âme. On en arrive à choisir de ne plus jamais se rendre malheureux ainsi. On choisit de prendre soin de soi et de rester à l’écoute de ses sentis.

Après tout, à quoi peut-il bien servir de se faire violence à soi-même pour satisfaire ses a priori? N’est-il pas temps de lâcher prise et d’accepter ce qui est, de faire enfin la paix avec soi-même?

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